Economiser sur les prescriptions sans les réduire
mardi 18 septembre 2007
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Titre |
ECONOMISER SUR LES PRESCRIPTIONS SANS LES REDUIRE
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Situation |
Les pouvoirs publics regrettent un usage limité des médicaments les moins chers à usage équivalent (génériques vrais et groupes apparentés) Les médecins sont théoriquement encouragés à prescrire en DCI (texte de revalorisation tarifaire de 2002 ) et incités fortement à prescrire des génériques. La prescription en DCI est d’une grande complexité en raison des obstacles : banques de données médicamenteuses et logiciels non adaptés pour ceux qui y ont recours L’assurance maladie n’a connaissance réelle (via l’informatique) que de la délivrance du pharmacien. Pour interdire la substitution, le médecin doit marquer ligne par ligne et à la main « ne pas substituer ». Le pharmacien a le droit de substitution. Il est en fait maître du jeu et rémunéré pour cela Les patients sont incités à utiliser les génériques par des campagnes grand public, des lettres ciblées de l’assurance maladie et l’incitation financière du tiers payant pour les génériques seuls qui d’expérimentale doit devenir généralisée. |
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Commentaires Espace Généraliste |
La solution des génériques obligatoires pour le tiers payant est injuste dans la mesure où la seule capacité financière à avancer une somme est le moteur. C’est une mesure qui pénalise les plus pauvres et eux seuls. Les campagnes d’incitations coûtent cher et diminuent l’économie réalisée par la prescription en génériques. La prescription en DCI doit devenir d’une grande facilité (adaptation des banques de données par le biais de la labellisation des logiciels médicaux)
Il n’est pas logique que le pouvoir et l’intérêt de la substitution porte sur le seul pharmacien et que le médecin soit de fait hors jeu tout en étant désigné comme responsable d’une partie de la situation. |
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Aménagements législatifs utiles dans la situation actuelle |
- Suppression de l’ubuesque obligation d’écrire « non substituable » à la main ligne par ligne. - Mise en place d’un RCP de référence par molécule (pour la gestion de la DCI, en particulier les interactions et facteurs de risques) - Réforme de l’opposabilité de l’AMM (sur un médicament et non la molécule, sur la non possibilité de prévoir des exceptions) |
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Solutions |
- Continuer les campagnes pour modifier les pratiques des patients, pharmaciens et médecins - Mettre la prescription en génériques ou DCI du médecin en valeur (partenaire privilégié s’il atteint les objectifs) - TFR (tarif forfaitaire de responsabilité) - Mieux rembourser les génériques que les princeps (Régime local en Alsace)
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Solutions Espace Généraliste |
Responsabiliser tous les acteurs par la généralisation du TFR : - Patient : la généralisation du TFR (tarif forfaitaire de responsabilité) amène un remboursement de base (AMO et AMC) identique pour tous les médicaments identiques (génériques) ou équivalents (par exemple le paracétamol). Le reste est sans exceptions (ni ALD, ni CMU, ni autres) à charge des patients et des complémentaires qu’ils ont choisi. Cette mesure est la plus juste parce qu’elle laisse à disposition de tous à conditions égales le médicament qui soigne. Il serait utile que le patient ne voit pas changer son traitement à tout bout de champ pour d’évidents arguments de sécurité. - Médecins : si le médecin prescrit en DCI, pharmacien et patient s’arrangent ensuite, mais à priori, le pharmacien propose le médicament le moins cher (règle déjà existante, mais cette fois, elle s’applique dans le strict intérêt du patient). Si le médecin prescrit en nom de fantaisie, sa prescription s’impose sauf mention contraire : l’avantage est de responsabiliser le médecin sur le problème du prix et de l’inciter à prescrire en DCI s’il veut s’exonérer de cette responsabilité. Il serait essentiel, pour un suivi des prescriptions des médecins et leur exploitation que la prescription en DCI soit transmise par la pharmacie à l’assurance maladie. Par exploitation, on entend une valorisation (à acter dans la convention) du médecin qui prescrit en DCI. - Pharmaciens : la prescription en DCI du médecin lui donne la main. La prescription en nom de fantaisie la laisse au médecin. Le pharmacien devrait être incité à ne pas modifier le traitement du patient de générique en générique sans un engagement express. Le Dossier Pharmaceutique pourrait être un outil utile à cet objectif. Une solution simple serait que la DCI soit la mention imprimée dans les plus grands caractères, toujours supérieurs en taille au nom de fantaisie, sur les boites des médicaments.
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Personnes ressources |
Dr Claude Bronner (06 07 88 18 74 mail : dr.cbronner@wanadoo.fr) Syndicat ESPACE GENERALISTE http://www.espacegeneraliste.info/
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Illustration |
La Buprénorphine Haut Dosage est une illustration particulièrement parlante de la problématique : il existe 3 gammes laboratoires (Schering Plough pour le princeps, Arrow et Merck pour les génériques). Les génériques n’ont pas du tout la même galénique que le princeps. Les patients préfèrent largement le princeps (moins de 10% de substitution) Il y a un risque réel d’augmentation des quantités consommées en cas de « forçage » vers le générique. Avec un TFR, le laboratoire Schering Plough subirait une pression forte de la part des patients pour passer au TFR et garder ses parts de marché. Tout bénéfice pour les patients et les comptes de l’Assurance Maladie. En cas de différentiel de prix, le patient qui ne voudrait pas du générique assumerait obligatoirement son choix. Dans ce cas précis, on pourrait même prévoir avec le contrôle médical un suivi personnalisé des patients qui ne veulent pas du générique et ne peuvent payer par des programmes personnalisés (de baisse de posologie par exemple). Mais c’est une nouvelle approche du rôle du contrôle médical. |
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